La Japan Expo 2016

Japan Expo 2016

Et oui, il était temps que j’en parle !
Je suis désolée d’avoir traîné, mais j’ai eu peu de temps à consacrer à mon site depuis l’été.

Comme certains le savent, je suis allée à Paris pour assister à la Japan Expo 2016 à Villepinte. J’ai pu me rendre sur les lieux les jeudi, vendredi et samedi.

L’exposition

Je n’y étais pas allée depuis plus de 13 ans, et je dois avouer que les choses ont beaucoup évoluées depuis ma dernière visite. A commencer par la quantité de visiteurs présents ! (moins de 30 000 en 2003 contre plus de 230 000 cette année). Cependant, les locaux accueillant la convention ont également changés et la foule m’a presque moins dérangée que lors de ma première visite. Bien entendu, aux heures de fortes affluences, il faut jouer un peu des épaules pour se frayer un chemin. Et je vous déconseille d’attendre la dernière heure pour quitter l’exposition ! J’ai fait cette erreur de débutante le premier jour, et ai cru mourir tant le chemin du retour fut un supplice (et pourtant, 13 années de vie parisienne m’ont habituée aux joies du métro…). Si vous avez le chance de venir plusieurs jours, partez au moins une heure et demie avant la fermeture pour pouvoir rentrer dans de bonnes conditions.

L’organisation s’est également améliorée, et même s’il a fallu patienter deux heures pour entrer le premier jour (en étant dans les premières !), je ne trouve pas grand chose à redire. Malgré le contexte actuel, je ne me suis sentie en danger à aucun moment et n’ai pas observé de comportements réellement dérangeants. Les personnes qui tenaient les stands étaient aimables dans l’ensemble et me renseignaient au besoin. Des points d’information et de dédicaces permettaient également d’aiguiller les gens vers les activités qui les intéressaient. Chaque jour, des programmes et des plans étaient disponibles pour pouvoir se créer une journée personnalisée. Ainsi, j’ai personnellement axé mes choix sur les représentations liées à la culture traditionnelle japonaise, et sur les gros événements tels que l’annonce de Square Enix.

Ce que j’ai trouvé intéressant dans cette « nouvelle » organisation est le fait que chacun peut trouver de quoi le satisfaire : danses, chants, chorégraphies d’idoles, théâtre, cosplay, jeux, quizz, méditation, expositions, geishas, arts martiaux, défilés de mode, mangakas… et j’en passe. Les scènes étaient très nombreuses, et il fallait parfois que je cours (littéralement) d’un bout à l’autre de l’exposition pour voir une représentation.

Jeudi 7 juillet 2016

Le défilé de mode

Je n’ai jamais été très portée sur la haute couture et les créateurs en tous genres. Cependant, je me suis dit qu’il serait intéressant de découvrir une nouvelle vision de la mode japonaise, plus jeune et plus dynamique. Je me suis donc un peu renseignée sur les créateurs présents durant les trois jours et ai jeté mon dévolu sur le défilé du jeudi.

J’ai ainsi assisté à mon premier défilé de mode présentant les collections Lola Fuwa, Jeff Dark Art et Aliansa. J’avoue avoir préféré les belles robes de Jeff Dark Art, mais la mise en scène de Aliansa était plutôt audacieuse et artistique.


La geiko et la maiko

Satsuki, geiko de Kyoto, et Marika, maïko dans la même ville, accueillent des milliers de touristes chaque année dans leur maison de thé afin de transmettre leurs traditions et leurs arts. Malgré leur choix de carrière, les deux jeunes femmes restent attirées par la mode, les cosmétiques et les chanteurs actuels. Elles voyagent à travers le monde pour diffuser leur vision particulière de Kyoto et les dernière tendances de cette ville.

La représentation énergique de Katanaya Ichi

La troupe Katanaya Ichi propose des démonstrations de combats au sabre mêlé à des techniques d’aïkido et à de la danse. Les représentations sont très théâtrales, caractérisées par une synchronisation parfaite.

Neo Ballad : l’alliance des chants folkloriques et du techno-rock

Bon, au début ça me m’emballait pas plus que ça, surtout avec un batteur qui semble s’ennuyer à mourir. Je sais bien que la composition n’est pas des plus complexes et qu’il ne s’agît pas de métal, mais je n’ai pas pu m’empêcher de le guetter en attendant de le voir s’amuser un peu (au moins esquisser un sourire…peine perdue). Cela étant, il n’était pas le seul sur scène et, au final, pour le temps de la représentation j’ai trouvé leur travail plutôt rafraîchissant et la voix de la chanteuse intéressante. Si on ajoute les beaux costumes traditionnels japonais, les danses, et Keisei à la lance, je dois dire que le résultat est plutôt agréable à voir.

A savoir qu’ils se sont produits aux Explore REAL JAPAN in Taipei en tant que représentants de la musique japonaise, et qu’ils ont obtenu la première place lors de l’édition 2015 de Global Rockstar. Ils sont donc loin d’être des amateurs.


La conférence de Square Enix

Peut-être que certains ne sont pas portés sur les jeux vidéos, aussi je resitue rapidement de quoi il s’agît.
Square Enix est une des grosses pointures du jeu vidéo en développant des licences comme Kingdom Heart, Dragon Quest, Star Ocean, Valkyrie Profile, Tomb Raider et bien entendu Final Fantasy. Je suis certaine que, quel que soit votre âge ou votre intérêt pour ce domaine, vous avez certainement déjà entendu parler d’une de ces licences.

Bref, j’ai eu la chance d’assister à une conférence visant à présenter le jeu Final Fantasy XV. De nombreuses avant-premières nous ont été offertes que ce soit concernant le jeu, l’anime ou le film d’animation.

La vidéo récapitulative du jeudi :

Vendredi 8 juillet 2016

La course aux dédicaces

Pour la première fois de ma vie, j’ai appris ce qu’était la folie des stands de dédicaces. J’avais promis à ma nièce de lui obtenir un autographe de son mangaka favori, Hiro Mashima (Fairy Tail), et j’ai fait mon maximum pour le lui obtenir.

Le vendredi était mon tout premier essai, et je me suis rendue compte de l’ampleur de la tâche en voyant la queue qui me précédait. A savoir qu’il y a un nombre limité de places, et donc j’ai fait la queue pendant près de deux heures pour…rien. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les enfants.

Miô, l’ambassadrice de la chanson japonaise

Miô Sawachi a une carrière très complète et impressionnante. La chanteuse a été récompensée en 2011 du Fashion Asia Award et du Miss Tourism Queen of the year International en 2014. Et – détail – elle a été classée seconde lors du choix de la représentante japonaise pour Miss Univers – oui, rien que ça-.

Puis elle a commencé à chanter en voulant allier la musique traditionnelle japonaise à la musique occidentale contemporaine. Le pari a fonctionné puis qu’elle est à présent reconnue à l’international.

Je dois avouer que ce n’est pas vraiment le style de musique qui me plaît, mais j’ai apprécié les messages positifs qu’elle diffusait à travers ses textes. Je pense que tout le monde peut se retrouver et se sentir encouragé dans ses chansons.

L’alliance parfaite : Miho x Waccha x Gaho Takahashi

Si je dois choisir une représentation coup de cœur sur la totalité de celles auxquelles j’ai assisté, ce serait sans aucun doute celle-ci.

Elle fait se rencontrer une jeune joueuse de koto (instrument traditionnel à cordes pincées), une calligraphe et un beatboxer. Sur le papier, rien ne semble les unir, et pourtant le résultat est réellement saisissant.

Gaho Takahashi, malgré son jeune âge, est lauréate de plusieurs concours et voyage dans le monde entier pour se produire.

Miho est une calligraphe qui a remporté le prix du ministère de la culture. En somme, elle fait partie des artistes qui représentent la culture japonaise à travers le monde.


Waccha est le premier beatboxer qui me fait apprécier cette pratique. Il créé et allie des bruitages d’animaux ou d’objets, des sons d’instruments et des voix, le tout en jouant du sabre (comme si la performance n’était pas déjà un exploit en soit).

Ces trois artistes réunis donnent lieu à un moment de poésie, qui m’a presque plongée dans un état méditatif. Pour moi, c’était réellement la grande surprise de la Japan Expo. Je vous invite vraiment à visionner les extraits que j’ai mis en ligne sur Youtube dans ma vidéo récapitulative du vendredi.

Kirie, le collectif japonais

Kirie est un collectif japonais rassemblant des artistes traditionnels et contemporains. Les spectacles mêlent sur scène la calligraphie, la musique traditionnelle, la danse contemporaine, le beatboxing, la peinture corporelle…

On retrouve Gaho, Miho et Waccha dans ce regroupement, ainsi que de nombreux autres artistes.
Le groupe nous a présenté un aperçu de ce que ces arts mélangés peuvent donner, et le spectacle était dans la continuité de celui offert par le trio. Karin (danseuse contemporaine) et Mina (mannequin) nous ont offert une représentation magnifique mettant en valeur les différents arts composant le groupe.


.Ekotumi, Un voyage en musique à travers les mythes du Japon

Si vous vous intéressez un peu à l’histoire du Japon, vous n’êtes pas sans savoir que ce pays est fondé sur des mythes et légendes, lesquelles sont transmises de génération en génération sous différents aspects. Le shintoïsme invite à croire en de multiple divinités, notamment celles de la nature, et les histoires qui en découlent sont nombreuses. Je reparlerai des kami (divinités) et des yokaï (démons) dans un autre article prochainement.

Au travers de musiques pop, la chanteuse-conteuse revisite les contes japonais traditionnels en les modernisant. Je dois avouer que je me suis laissée envoûter tant par la prestation musicale que corporelle. Ekotumi est actrice et danseuse en plus d’être conteuse et chanteuse, elle nous fait vivre ses contes et nous invite dans son univers.


Une représentation de Kabuki proposée par Kikakuya

Wakatsuki Sennosuke, le leader de Kikakuya, dévoile un art traditionnel modernisé. Il se produit dans de nombreux pays, notamment auprès des ambassades (Allemagne, Espagne, Danemark, France, Équateur, Argentine, États-Unis, Malaisie…). Il a participé à l’émission du nouvel an de la chaîne principale NHK, soit l’émission musicale la plus regardée du Japon.
C’est en faisant des recherches pour écrire mon article que je me rend compte que la Japan Expo invite les meilleurs représentants possibles de chaque art pour faire connaître la culture japonaise.

Kikakuya propose une très grande variété de performances théâtrales. De la danse des ninja aux scènes de combat, en passant par le mime de poupée et la danse traditionnelle du kabuki (théâtre traditionnel japonais).
Les premières minutes étonnent souvent les non initiés, mais si vous cherchez un art ancestral japonais je vous conseil de ne pas vous arrêter aux préjugés que l’on peut avoir en tant qu’occidental pour étudier la signification de ce que vous voyez.

Si vous avez du mal à le prendre au sérieux, imaginez-vous avec une coiffe de plus de 20 kg sur le crâne et que vous deviez sauter et danser comme si de rien n’était. Rien que pour la performance, je pense que cela impose le respect.


La vidéo récapitulative du vendredi :

Samedi 9 juillet 2016

La course aux dédicaces reprend !

Oui, oui, je suis assez folle pour retenter le coup. Je me présente encore plus tôt à l’entrée du salon et attends patiemment en compagnie d’une cosplayeuse déguisée en personnage de Fairy Tail. Nous nous mettons vite d’accord, dès que ça ouvre je la guide et nous fonçons pour avoir les meilleures places.

Après un sprint en talons hauts, nous nous retrouvons dans la file, et cette fois en bien meilleure position. Cependant, lorsque notre tour arrive, le système de sélection est un tirage au sort et nous ne sommes pas choisies. J’aurais vraiment fait mon maximum !

Cela dit, je ne regrette pas car j’ai rencontré tout un groupe de cosplayeurs de Fairy Tail avec qui j’ai beaucoup ri, et j’ai passé un très bon moment.

Conférence sur Drifters, la nouvelle série de Kôta Hirano

Pour ceux qui connaissent le manga et l’anime Hellsing, sachez que son auteur est venu présenter son nouveau bébé : Drifters.

Nous avons pu voir le générique d’intro en avant-première mondiale, ainsi que les deux premiers épisodes.

En résumé, de grands samuraï ayant réellement existé, se retrouvent projetés dans un autre monde au moment de leur mort. De ce fait, des personnages historiques n’ayant pas vécu à la même époque se rencontrent.
Je reste un peu sceptique quant au concept de base de la série, mais j’avoue que j’ai beaucoup aimé Hellsing alors je pense que je laisserai une chance à la série.

Yoshiwara Kitsune Shachu, des renards filous

La Yoshiwara Kitsune est une danse datant de l’époque Edo (1603-1867) qui servait à célébrer le nouvel an, et qui est maintenant associée à la nuit du réveillon au Japon.
Cette danse est faite pour amuser les dieux et les rendre attentifs aux prières.
La troupe se présente lors des mariages, dans des sanctuaires, dans des ambassades ou lors de festivals. Elle diffuse la bonne humeur et augmente les chances de voir son vœu réalisé.

Personnellement, je les ai trouvé amusants et j’étais contente de terminer ma journée avec eux.

La vidéo récapitulative du samedi :

Conclusion sur ces trois jours de Japan Expo

J’avais entendu dire que « la Japan Expo est trop commerciale », que « tout ce que veulent les organisateurs c’est de l’argent », et dans un sens ce n’est pas tout à fait faux étant donné que sur les dizaines de stands présents il y aura forcément quelque chose qui vous intéressera. On vous met sous le nez toutes les tentations possibles et imaginables en lien avec le Japon (livres, vêtements, perruques, objets typiques, nourriture, gadget…).
Cela étant dit, je rappelle que les dits stands sont tenus par des personnes extérieures à la Japan Expo. Le salon en lui-même fait son bénéfice sur les emplacements de stand et sur les billets d’entrée, pas sur les produits que vous achetez.
Bien qu’on vous propose d’acheter dans tous les sens, le salon permet de présenter des créateurs amateurs ou méconnus et de trouver des imports venus du Japon.
Par ailleurs, il y a beaucoup d’invités pour animer les nombreuses scènes, et on trouve forcément de quoi occuper sa journée quel que soit son hobby, sans pour autant acheter en masse aux stands.

Me concernant, j’y suis allée pour les représentations plus que pour les achats. Ayant déconnecté des mangas depuis un moment, j’ai même eu du mal à trouver quoi m’acheter. Au final, je me suis plutôt tournée vers des dessinateurs et écrivains amateurs – j’ai d’ailleurs eu de belles surprises dont je vous ferai part dans un autre article-.

Les journées étaient épuisantes pour moi parce que je voulais tout voir pour mon site, mais je pense qu’il vaut mieux rester zen et viser une ou deux représentations à voir dans la journée.
J’ai été très surprise par la diversité des artistes présentés – je n’ai parlé que de ceux pour lesquels j’ai eu le temps de rester un minimum – et j’ai trouvé que beaucoup d’efforts étaient faits pour satisfaire tout le monde.

Mon seul regret est un incident technique qui est arrivé à l’appareil que j’utilisais. La majorité de mes données ont été perdues alors que j’ai distribué des cartes de visite à tous les cosplayeurs que je photographiais. J’ai regretté que ça ternisse un peu mon image, mais tant pis. Au final, l’année prochaine j’aurai mon appareil photo pro que je connaîtrai parfaitement, et je pourrai m’amuser sans risques.


 

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