Art martial : le Wa-jutsu

Wa-Jutsu :

Initiation au club de Lagrave

 

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Les origines

Le wa-jutsu prend ses origines dans le ju-jutsu traditionnel et l’aiki-jutsu. Le maître J. J. Quero a longtemps étudié dans les écoles traditionnelles japonaises, et s’est lassé de voir les pratiquants s’entraîner pour s’affronter sans pour autant atteindre la sérénité zen que les arts martiaux sont censés développer.

Aussi, en 1982 il crée sa propre méthode non compétitive : le wa-jutsu.

Les principes

Le wa-jutsu est une pratique sportive qui n’est ni brutale, ni dangereuse, et où l’esprit de compétition est banni. Contrairement à d’autres arts martiaux comme l’aikido, le wa-jutsu prend pour seul adversaire les limites personnelles.

Aussi, il n’y a pas de limite d’âge pour pratiquer cet art martial, et les seules limites sont celles que notre corps nous impose.

Aucune compétition n’existe, et l’adversaire est davantage considéré comme un allié que comme un ennemi. En effet, la philosophie de cet art repose sur le « wa », l’harmonie au sens large. La paix et l’harmonie du corps et de l’esprit sont les objectifs principaux de cette pratique.

Le « wa » va avec l’idée que nous dégageons tous une énergie. L’objectif est donc d’apprendre à la ressentir, à la contrôler et à détourner celle des autres en cas d’affrontement. Aussi, la première chose à travailler est la respiration et la concentration. Ressentir chaque partie de son corps est nécessaire afin de pouvoir corriger les faiblesses et trouver un équilibre ; une harmonie. Une fois cette harmonie atteinte, il sera plus simple de lire les gestes et la respiration de l’adversaire.

Le « wa » renvoie également à l’harmonie du groupe. Le respect et l’entraide sont les moteurs de cette pratique. Chacun leur tour, les combattants vont prêter leur corps à leur adversaire pour qu’il puisse s’entraîner. L’enjeu n’est donc pas un affrontement mais un perfectionnement mutuel.

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La pratique

Comme tous les types d’arts martiaux, la rigueur, l’ordre et le respect sont de mise. On donne de l’importance au lieu et aux gens. On salue le tatami qui nous reçoit, les maîtres qui nous forment, nos adversaires.

Lorsqu’on monte sur le tatami, rien d’autre ne doit exister. Les soucis du quotidien doivent être laissés au vestiaire pour pouvoir se consacrer uniquement à la pratique du wa-jutsu. Quel que soit son âge ou son niveau, un pratiquant doit être accueilli et aidé dans sa pratique de manière adaptée.

Chez les enfants, cet art martial permet de développer des capacités physiologique et psychomotrices en se concentrant sur la justesse du mouvement plutôt que sur son efficacité. Les adolescents peuvent se défouler en pratiquant de façon plus intensive, mais le respect reste le maître mot. Enfin, à l’âge adulte et à un âge plus avancé, le wa-jutsu permet d’entretenir le corps et l’esprit, d’apprendre des techniques de défense et de contre-attaque. Les plus aguerris travailleront les « katas » pour parvenir à une harmonie de l’esprit, du souffle et du corps.

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Mon ressenti :

J’ai eu l’opportunité de me rendre à une séance d’entraînement de wa-jutsu grâce au club de Lagrave.

J’avais déjà pratiqué de l’aikido et ai pu constater que l’état d’esprit n’est pas du tout le même. L’aikido m’a semblé très agressif, basé sur l’affrontement de l’autre. Le wa-jutsu, à l’inverse, m’a semblé davantage tourné vers l’écoute de son propre corps et de l’autre.

Certains participants ont eu la gentillesse de m’apprendre quelques katas, et j’ai pu toucher du doigt la complexité qui réside dans le contrôle du souffle et du corps.

En toute honnêteté, les démonstrations du maître J.J. Quero me font sourire car, même si je veux bien croire que nous dégageons tous une certaine énergie, j’ai du mal à croire que l’on puisse projeter quelqu’un par ce biais.

Le crédit que l’on donne à ces démonstrations dépend de chacun, mais ce qui est certain, c’est que cette méthode a le mérite de faire évoluer les gens de façon positive. L’idée de se centrer sur soi est très intéressante, et permet d’améliorer le bien-être de l’individu. Je trouve qu’on ne prend plus le temps de ressentir notre souffle et notre corps, à tel point qu’on ne sait parfois plus comment faire. C’est pourtant la clé pour s’éviter de nombreuses douleurs inutiles.

Je ne pense pas avoir été une très bonne élève, mais je remercie sincèrement Franck de m’avoir invitée dans son univers, et tous les pratiquants d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. J’ai passé un moment très agréable et espère les revoir bientôt.

Je vous laisse une petite vidéo de l’entraînement auquel j’ai assisté :

Le site internet du club ici.

2 thoughts on “Art martial : le Wa-jutsu”

  1. un sport qui n’a pas pour but d’aplatir son adversaire est déjà louable, mais qui en plus est centré sur la recherche de sa propre énergie là cela devient des plus intéressants.

    Et comme toujours, cet article est très bien écrit, on a plaisir le lire de bout en bout

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